La société civile du groupement de Buabo a alerté samedi 18 avril 2026 sur la recrudescence de l’insécurité enregistrée ces dernières semaines dans plusieurs villages de cette partie du territoire de Masisi : pillages, tueries et autres actes de torture contre des civils. Cette situation, selon cette structure citoyenne, perturbe le calendrier scolaire et provoque des déplacements massifs des habitants vers Masisi-Centre.
Dans un rapport publié mercredi dernier, la société civile du groupement de Buabo dresse un tableau alarmant de la situation sécuritaire sur place. Elle indique qu’entre le 15 mars et le 15 avril 2026, plusieurs villages ont été pillés, quatre hommes tués et plusieurs autres grièvement blessés par balles ou à la machette, par des hommes armés non encore identifiés.
Les rebelles de l’AFC-M23 pointus du doigt
Selon cette source, les assaillants opèrent principalement la nuit, rendant leur identification difficile.
Le rapport fait également état de deux personnes torturées par des rebelles de l’AFC/M23, qui occupent la zone. Parmi les villages récemment touchés figurent notamment Mafuo, Kishondja, Butambo et Bulwa.
Toujours selon ce rapport, dans les localités de Muhanga, Lushebere, Bushiha et Kibarangiriro, 25 personnes ont été grièvement blessées à la machette, dont 15 femmes.
Pillage d’un centre médical
Par ailleurs, dans la nuit de lundi à mardi dernier, le centre de santé de Buabo a été pillé par des assaillants. Tous les médicaments et équipements médicaux ont été importés, aggravant davantage la situation sanitaire dans la zone.
Face à la recrudescence de l’insécurité, plusieurs habitants sont contraints de fuir leurs villages pour se réfugier à Masisi-Centre, dans des conditions précaires.
La société civile lance un appel urgent aux autorités compétentes pour une intervention rapide.





