Deux jours seulement après la reprise des activités au péage de Kasangulu, les embouteillages ont de nouveau paralysé la Route nationale n°1 ce mardi 19 mai, axe principal dépendant de Kinshasa à Matadi. Les conducteurs dénoncent un désordre organisé au niveau du péage, qu’ils considèrent comme la véritable cause de ces bouchons, bien plus que les travaux en cours sur la chaussée. Ils appellent les autorités à intervenir rapidement pour rétablir la fluidité du trafic.
Pendant 48 heures, le ministre des Travaux publics avait suspendu les activités du péage afin de faciliter la circulation. Mais à peine les opérations relancées, les critiques ont fusionné. Selon plusieurs usagers, les agents du péage seraient responsables du chaos observé.
Jon Landu, chauffeur sur l’axe Matadi–Kinshasa, témoigne :
« Ce sont les arrangements entre les agents du péage et certains chauffeurs, notamment ceux des remorques, qui provoquent les embouteillages. Au lieu de payer et passer, le chauffeur stationne sur le côté pour négocier. Il faudrait remplacer ces agents, car ceux qui craindront de tomber dans les mêmes travers ».
Des pertes pour les commerçants
Cette situation perturbe fortement les échanges entre la province du Kongo-Central et la capitale. Zaina Mapela, commerçante qui effectue au moins un voyage par semaine, déplore les conséquences économiques :
« Les deux jours de suspension des activités au péage avaient apporté une réelle. Mais depuis la reprise, nos marchandises pourrissent, nous arrivons tard dans la nuit et devons attendre le matin pour vendre. Cela nous cause d’énormes pertes ».
En attendant des mesures durables, les usagers réclament un contrôle rigoureux du fonctionnement du péage de Kasangulu. Pour eux, seule une gestion transparente et disciplinée permettra de réduire les embouteillages sur cet axe stratégique, vital pour l’approvisionnement de Kinshasa.






