Les professionnels des médias ont célébré dimanche 3 mai 2026 la journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème : « Façonner un avenir de paix ». Pour le premier vice-président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Cyril Kileba, la précarité et la pauvreté font partie du lot des journalistes en dépit de leur résilience.
« Sur papier, nous sommes une presse libre et indépendante ; nous exerçons notre liberté. Mais, dans les faits, cette liberté-là est contrastée par plusieurs contraintes. D’abord, la précarité : la pauvreté de la presse lui enlève une grande partie de sa liberté », a déclaré Cyril Kileba.
Selon lui, la situation de guerre dans laquelle la RDC est plongée depuis quelques années complique davantage l’exercice de la presse dans ce pays.
Même dans la partie sous contrôle gouvernemental, d’après l’UNPC, la liberté de la presse en souffre.
La présidente de l’UNPC dans l’espace Grand Katanga, Marianne Mujing Yav, note pour sa part, une régression en ce qui concerne la liberté de la presse dans la région.
Pour elle, les professionnels des médias dans l’espace Grand Katanga craignent maintenant de traiter certains sujets, de donner l’information, la bonne, parce qu’il ya tout le temps des intimidations et des interpellations ».
Au Nord-Kivu, dans un contexte marqué par une insécurité persistante, entre pressions des services de sécurité et menaces émanant de groupes armés, les journalistes exercent leur métier dans des conditions de plus en plus précaires.
-Quelle évaluation faire de la liberté de la presse en RDC ?
Invitations :
-Floribert Luboto, président du Conseil d’administration de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Il est également membre du Comité de suivi des recommandations des Etats généraux de la communication et des médias.
-Alain Kabongo Mbuy, secrétaire exécutif de l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA).
-Jacques Bwira Hangi, avocat au Barreau du Nord-Kivu.
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