Les activités de pêche sont suspendues pour trois mois sur le lac Tanganyika à partir du vendredi 15 mai. Cette mesure vise la gestion durable des ressources halieutiques et la reproduction des poissons. Elle concerne les pêcheurs, les propriétaires d’unités de pêche ainsi que la population vivante des activités liées à la pêche.
La décision a été rendue publique lundi 12 mai par le ministre provincial de l’Agriculture, Pêche et Élevage du Tanganyika.
Celui-ci précise que cette mesure découle des prescrits de la charte régionale des États membres de l’Autorité du lac Tanganyika.
Crainte des pêcheurs
Pour les pêcheurs et les détenteurs d’unités de pêche, cette suspension brutale risque d’entraîner de lourdes conséquences pour la population locale. Selon eux, la décision nécessite des mesures d’accompagnement de la part du gouvernement.
« La pêche est l’activité principale de la population du Tanganyika. Si l’État décide de fermer le lac, comment cette population va-t-elle vivre ? À Kalemie, il y a la crainte d’une famine et d’une recrudescence du banditisme », a déclaré un pêcheur inquiet.
Absence de mesures d’accompagnement
De son côté, Raphaël Mpungwe, ministre provincial de l’Agriculture, Pêche et Élevage du Tanganyika, a indiqué que la charte régionale ne prévoit aucune mesure d’accompagnement en cas de fermeture du lac.
« Il faut savoir que lorsque les 43 pays ont signé cette charte, ils étaient accompagnés par un bailleur de fonds, à l’époque de l’Union européenne, qui avait créé un projet pour soutenir les quatre pays dans l’application de ces mesures », a-t-il expliqué.






