Les discours de haine n’ont pas de place au sein des communautés vivant sur le territoire et dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu). C’est le message porté depuis quelques jours par les autorités locales, déterminées à promouvoir le vivre ensemble et à renforcer la cohésion sociale.
Le chef de cité de Sange, Mabiswa Selemani Jean de Dieu, a sensibilisé, vendredi 15 mai, ses administrés à bannir les règlements de comptes et à contribuer au retour de la paix dans la région :
« Nous sommes toujours en train de prêcher la cohésion sociale et interdire les règlements de comptes. La cité est calme, on est en train d’observer ».
Le Collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix salue cette initiative et appelle à des mesures d’accompagnement, notamment la mise en place d’un mécanisme de suivi du cessez-le-feu. Emmanuel Bengehya, co-modérateur du collectif, insiste :
« Nous exigeons la protection des civils à travers le mécanisme de suivi du cessez-le-feu et le déploiement urgent d’une unité de la CIRGL et de la Monusco pour s’assurer du respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».
Plusieurs activistes des droits humains au Sud-Kivu encouragent cette démarche, estimant que le vivre ensemble entre les communautés est un élément majeur pour la restauration de l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC.






