De nombreuses femmes de Kananga, chef‑lieu de la province du Kasaï‑Central, assurent la survie de leurs ménages grâce à de petits commerces.
Un reporter de Radio Okapi a fait ce constat en marge de la Journée internationale de la famille, célébrée le 15 mai de chaque année.
Dans un contexte économique difficile, ces femmes se livrent à diverses activités génératrices de revenus, notamment la vente de légumes, de braises ou encore d’huile de palme. Une situation souvent liée à l’absence d’emploi des hommes, à leur décès ou à des revenus insuffisants pour subvenir aux besoins du foyer.
Au marché Dibamba Bukemayi, dans la commune de Ndesha, Bernadette Ngalula, veuve depuis sept ans, élève seule ses huit enfants. Grâce à ses activités commerciales, elle parvient non seulement à nourrir sa famille, mais aussi à assumer les frais scolaires de ses enfants.
A quelques mètres de là, Julie Mbombo, vendeuse d’aubergines et de tomates, explique que son mari est sans emploi. Depuis plusieurs années, elle prend en charge une grande partie des dépenses du ménage, notamment la scolarité des enfants.
Dans la ville de Kananga, de nombreux foyers subsistent aujourd’hui grâce aux efforts quotidiens de ces femmes, mobilisées chaque jour pour nourrir leurs familles et garantir un meilleur avenir à leurs enfants.






