Âgé de 63 ans, un retraité de la Société zaïroise de distribution des courriers (SOZADIC) invite les jeunes de la ville de Matadi, dans la province du Kongo-Central, à devenir des créateurs d’emplois plutôt que de dépendre uniquement de l’État.
Il a formulé cet appel en marge de la Journée internationale du travail, célébrée le 1er mai de chaque année.
Selon lui, l’État congolais devrait intensifier la sensibilisation des jeunes à l’agriculture, un secteur qu’il considère comme un levier essentiel du développement économique du pays, et les accompagner afin de favoriser la création d’emplois et de réduire le chômage.
Malgré son âge avancé, ce retraité affirme ne pas rester inactif.
Il estime que la jeunesse congolaise ne doit pas passer son temps à se plaindre du manque d’emplois, mais plutôt faire preuve d’initiative.
« C’est vrai qu’il ya le chômage. Mais moi, dans ma parcelle, je plante six à sept variétés chaque année », at-il témoigné.
Bien que la Journée du 1er mai soit déclarée chômée et payée, plusieurs habitants de Matadi étaient néanmoins à leurs postes de travail, notamment ceux évoluant dans le secteur libéral.
Pour eux, le travail donne tout son sens à cette journée consacrée aux travailleurs.
Actifs dans différents domaines, ils saisissent chaque opportunité pour gagner dignement leur vie à travers diverses activités.
C’est le cas de ce jeune homme dans la Trentaine, rencontré sur son lieu de travail, où il fabrique des blocs de ciment.
« Je fais la maçonnerie, mais tout travail qui se présente, je le fais. Il m’arrive même de travailler comme journalier. Si on ne fait rien, comment va‑t‑on vivre ? », a-t-il confié.
Ces témoignages illustrent l’appel à l’esprit d’initiative, à la débrouillardise et à l’autonomie économique, des valeurs que plusieurs acteurs locaux estiment indispensables pour faire face au chômage des jeunes en RDC.






