Un retour au calme s’observe depuis vendredi 24 avril dans plusieurs quartiers de la commune de la N’Sele, notamment à Muntele et Sicotra/Lokali, autour de l’Hôpital général de référence de Kinkole, où sont logés les sinistrés de Pakadjuma, à Kinshasa.
La situation sécuritaire connaît une nette dans cette partie de la capitale, après les violences enregistrées la semaine dernière. Selon plusieurs sources locales, on note une diminution des mouvements suspects ainsi qu’une baisse des cas de vols, de violations et d’extorsions.
Ces sources attribuent cette accalmie essentiellement à la présence renforcée des forces de sécurité. Toutefois, malgré cette, les habitants restent vigilants, craignant une éventuelle résurgence de l’insécurité.
Adolphe Kayembe, président de l’ONG Dynamique pour la relance du développement, appelle au maintien de la présence militaire et au renforcement des dispositifs de sécurité afin de consolider ce retour au calme.
Il précise que depuis l’arrivée des militaires, aucun mouvement suspect ni vagabondage des sinistres n’est signalé dans les quartiers environnants des sites d’hébergement.
Cet acteur de la société civile souligne également que la population locale n’enregistre plus de cas de vols, de violations ni d’extorsions.
« Nous proposons plusieurs mesures, notamment la présence permanente des militaires pour encadrer les sinistrés dans leurs sites, le déployer de davantage de policiers et de moyens logistiques. Il faudrait aussi ouvrir l’avenue Kakenza. Si ces mesures sont prises, le quartier pourra vivre en sécurité. Car malgré ce calme précaire, la population ne dort pas tranquillement. Elle reste en alerte, ne sachant pas quand l’insécurité pourrait ressurgir », a déclaré Adolphe Kayembe.






