Les sanctions américaines contre l’ex-président Joseph Kabila continuent d’alimenter les débats dans les médias de la capitale, ce mercredi 6 mai.
Congo Nouveau : « Joseph Kabila : La fin d’une époque ? »
Le trihebdomadaire revient sur les sanctions imposées par le Trésor américain, précisant que Kabila est désormais “persona non grata” pour le système financier international en raison de ses liens présumés avec l’alliance AFC-M23. Le journal souligne que ces sanctions sont le fruit d’une diplomatie offensive menée par Kinshasa auprès de Washington.
Actualite.cd pose la question de fond : « ces sanctions peuvent-elles affaiblir durablement le « Raïs ? »
Si certains y voient une mort politique, d’autres experts rapportés par les médias estiment que l’impact dépendra de la capacité de Kabila à maintenir son influence souterraine malgré l’isolement financier.
Pour le Professeur Jean Bedel Iyoka Otangela, cité par Info 27, ce geste de Washington est un « signal diplomatique fort ».
Il y voit une opportunité pour une « refondation de l’État », invitant Kinshasa à ne pas se contenter de ces sanctions étrangères mais à renforcer ses propres institutions régaliennes. De son côté, Le Potentiel souligne que ces mesures renforcent l’engagement des États-Unis en faveur des « Accords de Washington », visant à stabiliser la région des Grands Lacs.
Cependant, tout le monde ne se réjouit pas sans réserve.
Actualite.cd : Sanctions internationales en RDC : Justicia Asbl salue les initiatives et plaide pour une approche globale
L’organisation de défense des droits humains Justicia Asbl a réagi aux sanctions américaines visant l’ancien président congolais Joseph Kabila. Si elle en salue le principe, elle appelle à une extension et à une approche plus globale pour renforcer leur efficacité face aux défis sécuritaires, politiques et économiques en République démocratique du Congo.
Tout en saluant ces initiatives, la Justicia Asbl estime que « leur efficacité dépendra de leur élargissement et de leur cohérence ».
« Aussi importantes soient-elles, ces sanctions doivent s’inscrire dans une approche globale pour produire des effets durables », insiste l’organisation.
L’ONG appelle également à une responsabilisation accumulée des acteurs nationaux.
« Elles doivent aussi viser les acteurs congolais impliqués dans des pratiques contraires aux principes démocratiques, notamment les appels à des changements anticonstitutionnels et les irrégularités électorales », ajoute-t-elle.
De son côté, Exclusif RDC par des biens immobiliers de Kabila.
Selon le tabloïd, le cercle des Kabila ne perd pas que de l’influence politique, mais aussi des briques. Le fonds américain est passé à l’offensive pour saisir les propriétés de luxe appartenant à Francis Selemani Mtwale, proche de l’ancien président, situé dans le Maryland aux États-Unis.






