La société civile du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dénonce les agissements de certains groupes armés dits « Wazalendo », accusés de commettre des meurtres, des tortures et diverses tracasseries contre les populations civiles.
Dans un communiqué publié mardi 5 mai, cette structure citoyenne fait état d’une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante. Elle cite notamment le double meurtre survenu jeudi dernier à Kimbulu, où un conducteur de taxi-moto et son client ont été tués, un acte attribué à ces combattants.
Circulation incontrôlée d’armes
Face à cette recrudescence des abus, la société civile appelle les autorités à renforcer l’encadrement des Wazalendo, à accélérer le processus de désarmement et à engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces exactions.
Elle tire d’abord la sonnette d’alarme sur la circulation incontrôlée des armes détenues par certains Wazalendo, une situation jugée dangereuse pour les civils. Son président, Muhindo Tafuteni, s’en inquiète :
« La circulation des armes dans la population, dont certains Wazalendo sont porteurs sans aucun professionnalisme, ni règlement militaire, et moins encore sans notions de droits, demeure une tombe creusée avec des conséquences incalculables. »
Aucune réaction des autorités
Cette structure citoyenne dénonce également l’érection de barrières illégales sur plusieurs tronçons routiers. Selon elle, sous l’œil impuissant du Gouvernement, et peut-être avec complicité, certains Wazalendo rançonnent et tracassent les usagers. Elle rapporte aussi l’existence de cachots dans leurs positions, où des cas de traitements inhumains, de tortures et de meurtres auraient été signalés.
Les activités ont été paralysées dimanche 03 mai à Kimbulu et à Lubero-Centre, après le meurtre d’un taximan-moto et de son client, attribué à un présomption de combattant « Muzalendo ».
Aucune réaction officielle des autorités du territoire de Lubero n’a encore été enregistrée.






