La situation sécuritaire demeure très étendue dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante. Plusieurs incidents armés ont été enregistrés entre vendredi et samedi 9 mai ; notamment autour de Mushaki, et dans la zone d’Ufamandu, respectivement dans l’Est et au sud du territoire, en chefferie des Bahunde. Cette situation a provoqué de nouveaux déplacements des habitants.
Vendredi 8 mai, aux environs de 16h20, deux frappes successives sur ciblées des zones périphériques de l’agglomération de Mushaki, dans la chefferie des Bahunde, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma. Selon des sources locales, il s’agirait de frappes aériennes par des drones militaires.
Paralysie d’activités commerciales
Quelques civils ont été blessés et le marché public de Mushaki, alors actif dans cette zone sous occupation des rebelles de l’AFC-M23, a été brusquement perturbé.
Dans le même temps, des affrontements violents ont opposé deux groupes armés locaux, vendredi et samedi, dans les groupements d’Ufamandu 1 et 2, entre la chefferie des Bahunde et le secteur de Katoyi. Les combats ont concerné les villages de Kaleta, Bunyabaiti et Kirambo, où les miliciens Maï-Maï Lamuka de Maachano se sont affrontés aux combattants du groupe CLD dirigé par Obedi Ngabo.
Le bilan fait état d’une femme grièvement blessée et d’au moins quatre autres personnes touchées, ainsi que de plusieurs cas de pillage.
Vagues des déplacés
Selon les organisations de la société civile locale, ces incidents ont aggravé la situation humanitaire dans une zone déjà fragilisée par le conflit entre l’armée congolaise et la rébellion AFC/M23.
Des centaines de familles ont fui leurs villages ce week-end. Celles d’Ufamandu se sont dirigées notamment vers Biolo, Mbeshe-Mbeshe et Nairobi, dans le territoire voisin de Walikale ; tandis que d’autres familles en provenance de l’axe Mushaki-Matanda ont trouvé refuge vers Sake.






