Une urgence sanitaire critique ébranle le territoire de Shabunda. Entre le 23 juin et le 7 juillet 2026, la zone de santé de Mulungu a enregistré 52 cas de diarrhée aiguë, ayant déjà entraîné 11 décès.
Le personnel médical exprime sa vive inquiétude face à la prédominance de cas de déshydratation sévère, particulièrement au sein de l’aire de santé de Lubila, une structure dépourvue de tout appui logistique et thérapeutique pour contenir l’épidémie.
Dans une alerte épidémiologique officielle, le médecin-chef de zone, le Dr Pacifique Kapimbu Wilondja, précise que cette vague de contamination s’est concentrée sur les 26ᵉ et 27ᵉ semaines épidémiologiques. Le taux de létalité atteint le seuil dramatique de 21,1 %. Bien que les adultes âgés de 18 à 50 ans constituant le groupe le plus touché, les jeunes enfants de 1 à 5 ans ne sont pas épargnés par la virulence de l’infection.
Les premières investigations de terrain pointent un facteur de risque majeur : l’approvisionnement forcé des populations locales en eau de boisson non traitée directement aux rivières Lubila et Ulindi. Cette dépendance aux cours d’eau en période d’étiage accélère la propagation des germes hydriques au sein des ménages.
Un appel pressant à l’aide humanitaire face à l’indifférence
Le Dr Pacifique Kapimbu Wilondja déplore que, malgré le caractère cyclique et prévisible de ces flambées diarrhéiques à Lubila durant la saison sèche, aucun appui extérieur n’ait été mobilisé à ce jour. Pour casser la chaîne de transmission, la direction de la zone de santé préconise une riposte immédiate axée sur quatre piliers :
Le renforcement de la surveillance épidémiologique et des enquêtes de terrain.
La prise en charge clinique rapide des cas de déshydratation.
L’intensification de la sensibilisation sur l’assainissement du milieu.
La distribution de kits de potabilisation de l’eau.
Le médecin-chef de zone lance un appel de détresse pressant aux partenaires techniques, financiers et aux ONG humanitaires pour l’envoi d’urgence de solutés de réhydratation, de médicaments et de stocks de chlore afin d’éviter une hécatombe.






