La crise humanitaire prend des proportions alarmantes dans le territoire de Mambasa, situé à 165 kilomètres au sud-ouest de Bunia, en Ituri. Plus de 80 000 personnes déplacées, ayant fui les exactions des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) depuis janvier dernier, sont abandonnées à leur triste sort et privées de toute assistance alimentaire. Face à cette détresse, la société civile lance un cri d’alarme pour une intervention humanitaire d’urgence et exige le renforcement des opérations militaires.
Depuis le début de l’année, les incursions répétées et meurtrières des rebelles ADF ont jeté des milliers de familles sur les routes. Plusieurs localités de la région sont aujourd’hui presque entièrement spectrales et vidéos de leurs populations, notamment :
Babesua Muchacha Bafwakoa Salate Tepe Itembo Badengaido
La grande majorité de ces sinistres a trouvé refuge à Mambasa-centre ainsi qu’à Niania. Bien qu’ils soient accueillis par des familles d’hôtes, leurs conditions de vie restent extrêmement précaires.
Une économie asphyxiée et une aide largement insuffisante
La présence continue des terroristes ADF dans la périphérie des zones d’accueil bloque complètement l’accès aux champs, privant aussi bien les déplacés que les communautés locales de leurs moyens de subsistance. Jusqu’à présent, la réponse humanitaire est dérisoire par rapport à l’immensité des besoins.
Selon les données fournies par la société civile, les trois quarts des déplacés n’ont reçu aucun soutien. Seuls environ 750 ménages ont pu bénéficier d’une aide financière d’urgence octroyée par l’ONG Caritas, complétée par de rares élans de solidarité privée.
Face à ce tableau sombre, Marie Noëlle Anotane, membre de la société civile du Congo, interpelle les autorités :
« La situation humanitaire est encore préoccupante. Depuis le début de l’année, avec toutes les incursions des ADF, les trois quarts des déplacés n’ont pas encore déterminé de l’assistance. »
Pour sortir de cette impasse, les forces vives du territoire pressent le gouvernement congolais de déployer des renforts des FARDC, avec l’appui de leurs partenaires, afin de traquer définitivement les rebelles et de sécuriser les axes pour permettre le retour des populations dans leurs villages d’origine.






