La campagne de vaccination contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite tend vers sa fin ce samedi 26 avril dans la province du Kongo-Central. Plus de 2,3 millions d’enfants âgés de 6 mois à 14 ans sont attendus sur l’ensemble de la province.
Si certains parents se disposent à faire vacciner leurs enfants, d’autres restent réticents, évoquant notamment la multiplicité des vaccins administrés. L’approche de cette campagne est différente des précédentes. Auparavant, presque tous les enfants étaient vaccinés à domicile ou dans des centres de vaccination en présence de leurs parents. Pour cette édition, une grande partie des enfants ciblés se trouve en milieu scolaire.
Causes de la réticence
Cette nouvelle approche suscite la réticence chez certains parents qui ne comprennent pas pourquoi leurs enfants devraient être vaccinés en leur absence. C’est le cas de Pitchoux Makoko, parent de trois enfants âgés de 12, 9 et 5 ans, non encore vaccinés. Il estime que la communication n’a pas été suffisante sur les différents vaccins administrés.
« Ce que nous déplorons, c’est de voir que nos enfants vont à l’école et se font vacciner là-bas. Nous devons avoir des explications sur les vaccins que nos enfants reçoivent », at-il déclaré.
Au moins deux jours de ratissage
Face à cette réticence, le docteur Nestor Tshiteku, chef de la division provinciale de la santé du Kongo-Central, indique que la vaccination est essentielle pour garantir la bonne santé des enfants. En réponse aux préoccupations de certains parents, il apporte des précisions sur les catégories concernées :
« Pour la poliomyélite, ce sont les enfants de 0 à 59 mois. Et pour la rubéole et la rougeole, ce sont les enfants de 6 mois à 14 ans. Donc vous comprenez que tous ces enfants, nous ne pouvons plus les retrouver que dans des écoles ».
Selon la division provinciale de la santé du Kongo-Central, une période de ratissage d’au moins deux jours est prévue afin d’atteindre le plus grand nombre d’enfants sur toute l’étendue de la province.






