De nombreux parents du Kasaï-Central continuent de négliger l’acte de naissance de leurs enfants, a indiqué samedi 25 avril 2026 le service de la population à la division provinciale de l’Intérieur. Cette situation est principalement liée au manque d’information sur l’utilité de ce document, mais aussi à une certaine négligence. Ce service rappelle pourtant que l’acte de naissance est essentiel, car il garantit le droit de l’enfant à une identité légale.
De nombreux enfants sans identité officielle
À Kananga, comme dans plusieurs territoires du Kasaï-Central, de nombreux enfants ne disposent pas d’acte de naissance. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Outre la pénurie de formulaires dans certaines zones de la province, la responsabilité des parents est également engagée.
Certains parents, après la naissance de leur enfant, omettent d’effectuer les démarches nécessaires pour obtenir ce document. D’autres, absorbés par leurs occupations quotidiennes, en minimisent tout simplement l’importance.
Témoignage
C’est le cas de Rose Mbuyi, rencontrée par Radio Okapi au quartier Industriel, dans la commune de Kananga.
« J’ai trois enfants, mais un seul possède un acte de naissance. C’est surtout par oubli. Avec les travaux ménagers, je ne trouve pas le temps d’aller le chercher », témoigne-t-elle.
Comme elle, de nombreux parents ne sollicitent l’acte de naissance que lorsque certaines démarches administratives l’exigent, notamment en cas de succession ou de voyage à l’étranger pour poursuivre les études, notamment.
Appel à l’enregistrement des enfants
Face à cette situation, Sébastien Kasau, chef de bureau provincial chargé de la population à la division provinciale de l’Intérieur, encourage les parents à enregistrer leurs enfants à l’état civil. Il souligne que l’acte de naissance constitue une protection essentielle de l’identité de l’enfant :
« Lorsqu’un enfant n’est pas enregistré à l’état civil, il risque de devenir apatride. La seule preuve de son identité reste l’acte de naissance. En cas de décès du père, ce document atteste de la filiation et permet à l’enfant de faire valoir ses droits, notamment en matière d’héritage. »
Sébastien Kasau rappelle aux parents qu’ils bénéficient d’un délai de 90 jours après la naissance pour enregistrer leurs enfants gratuitement. Passé ce délai, l’obtention de l’acte de naissance nécessite un jugement supplétif, ce qui entraîne des frais supplémentaires.






