Les acteurs étatiques et non étatiques ont réaffirmé, mercredi 15 juillet à Kinshasa, leur engagement à renforcer l’employabilité des jeunes en République démocratique du Congo à travers la promotion de la formation professionnelle, de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Cet engagement a été exprimé à l’occasion de la Journée mondiale de la compétence et de l’entrepreneuriat des jeunes.
Célébrée sous le thème national « Professionnaliser les métiers, bâtir l’avenir » et le slogan « Former, Innover, Insérer », l’édition 2026 a servi de cadre de réflexion sur les mécanismes à mettre en place pour permettre aux jeunes Congolais d’accéder davantage aux emplois innovants et aux opportunités entrepreneuriales.
Instituée il ya onze ans par les Nations Unies, cette journée vise à mettre en évidence le rôle essentiel de l’éducation ainsi que de la formation technique et professionnelle dans l’amélioration de l’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat.
Au cours des différentes interventions, les participants ont insisté sur la nécessité de développer des compétences adaptées aux exigences du marché du travail. L’objectif est de faire de la formation professionnelle un levier de développement économique et social, véritable capable d’offrir des perspectives d’insertion durable à la jeunesse congolaise.
Avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de coopération internationale Enabel et d’autres partenaires, le gouvernement entend renforcer les dispositifs de formation afin de répondre aux besoins croissants des entreprises et des secteurs innovants. Le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila, a souligné l’importance de faire des compétences un moteur de l’employabilité, de l’entrepreneuriat et de la croissance économique du pays.
Des réformes encore attendues
Malgré les avancées enregistrées et les opportunités offertes par les programmes de formation, plusieurs défis subsistent. Des experts et analystes estiment que les réformes structurelles restent indispensables pour améliorer durablement l’employabilité des jeunes en RDC.
Parmi les priorités évoquées figure l’adaptation du système éducatif national aux besoins réels du marché du travail. Selon eux, les programmes de formation devraient être davantage orientés vers les compétences recherchées par le secteur privé, notamment dans les domaines techniques, numériques et industriels.
Les analystes soulignent également l’importance d’améliorer le climat des affaires afin d’encourager les investissements créateurs d’emplois. Ils plaident pour un accompagnement renforcé des jeunes entrepreneurs ainsi que pour la modernisation des institutions du marché du travail.
Alors que la RDC dispose d’une population majoritairement jeune, les participants à cette journée ont appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs publics, privés et partenaires au développement afin de transformer ce potentiel démographique en véritable moteur de croissance et d’innovation.






