L’Assemblée provinciale du Kasaï‑Central a voté, le lundi 20 avril, un édit portant des dispositions générales applicables aux partenaires humanitaires et de développement œuvrant dans la province. Ce texte vise à mieux organiser et contrôler les interventions des ONG et autres acteurs opérant sur le terrain.
Pour Anaclet Muyaya Tshiaba, député provincial et initiateur de cet édit, le gouvernement provincial n’est pas suffisamment informé des activités menées par les organisations humanitaires et de développement dans la province.
Il évoque notamment des cas de duplication d’actions dans certains contrées. Plusieurs organisations interviennent sans véritable coordination, parfois dans les mêmes zones et avec des actions similaires, une situation qui crée un désordre dans la mise en œuvre des projets humanitaires et de développement.
« Nous avons constaté que, dans leurs interventions, il y a parfois un certain laisser‑aller. Un organisme arrive avec une action humanitaire ou de développement dans une contrée, tandis qu’un autre est déjà sur place, et parfois ils ne veulent pas que le gouvernement provincial ait une visibilité ou une principale mise sur ce qu’ils sont en train de faire », précise‑t‑il.
Selon lui, cet édit vise à mettre en place un cadre de concertation permettant d’améliorer la collaboration entre le gouvernement provincial et ses partenaires.





