Le lancement des épreuves certificatives de l’Examen d’État, édition 2025-2026, a été marqué par des disparités au Sud-Kivu. Selon les responsables du secteur éducatif, le taux de participation des finalistes n’a pas été le même dans les zones sous contrôle du gouvernement et celles sous influence de la rébellion AFC-M23.
Lancées officiellement sur toute l’étendue de la République lundi 4 mai, les épreuves hors session se déroulent dans un climat de tension particulière dans l’Est. Si le gouvernement prône la gratuité pour encourager la participation, la réalité du terrain a imposé ses propres règles aux candidats.
Psychose à Kalehe
C’est dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu que le constat est le plus alarmant. Selon les autorités éducatives locales, la sous-division de Kalehe 1 a enregistré une baisse drastique de l’effectif des candidats, sans en donner les chiffres exacts.
En cause : les violents affrontements qui ont opposé ces derniers jours les combattants de l’AFC-M23 aux groupes dits « Wazalendo » dans les Hauts plateaux de Ziralo.
Maheshe Nteranyi Pascal, responsable de cette sous-division, confirme cette désertion forcée par la peur :
« La déperdition des effectifs a été plus enregistrée dans les zones marquées par les violences armées. »
Malgré ce tableau sombre, l’espoir subsiste dans d’autres zones. À Fizi, territoire majoritairement contrôlé par le gouvernement, les épreuves se déroulent avec plus de sérénité, même si une légère déperdition reste à déplorer, rapporte la même source.
Le gouvernement congolais a misé sur la participation gratuite pour cette édition, une mesure qui a porté ses fruits là où la sécurité était minimale. Ce coup de pouce financier a permis à de nombreux élèves de « braver les contraintes sécuritaires » pour tenter d’obtenir leur diplôme, symbole de résilience face à la crise.
La gratuité comme levier de mobilisation
Malgré ce contexte difficile, la gratuité des épreuves certificatives hors session, instaurée par le gouvernement, a encouragé plusieurs élèves à se présenter aux examens, notamment dans les zones où la situation sécuritaire demeure relativement stable.
Dans ces régions, de nombreux candidats ont ainsi « bravé les contraintes sécuritaires » pour tenter leur chance, illustrant la détermination des élèves à poursuivre leur parcours scolaire, malgré des défis persistants, a ajouté Maheshe Nteranyi Pascal.





