Le gouvernement a instauré, à partir de la session 2026, une épreuve orale d’anglais à l’Examen d’État pour les finalistes du secondaire. À Kananga, dans le Kasaï-Central, Sylvain Tshitoko, chef du département des lettres et civilisations anglaises à l’Université pédagogique de Kananga (UPKAN), estime que cette mesure constitue un levier pour moderniser la formation des élèves.
Une stimulation pour l’apprentissage
Pour cet expert, cette innovation vient pallier le désintérêt manifesté des élèves pour cette langue durant leur parcours scolaire. L’obligation de passer une épreuve orale devrait inciter les candidats à s’investir davantage, certains n’hésitant plus à fréquenter des centres de langues spécialisées pour parfaire leur niveau.
Selon Sylvain Tshitoko, la maîtrise de l’anglais est désormais indispensable dans le monde contemporain :
Elle est la langue de la mondialisation et de la recherche scientifique ; Elle constitue l’outil principal des affaires et du commerce international ; Elle est indissociable de l’outil informatique et des technologies de l’information.
« Aujourd’hui, celui qui ne sait pas utiliser l’outil informatique et qui ne connaît pas l’anglais est considéré comme un illettré », martèle le chef de département.
Un appel au changement des méthodes pédagogiques
Toutefois, Sylvain Tshitoko reconnaît que le niveau actuel des élèves reste insuffisant, en raison de la négligence passée. Il invite les enseignants du secondaire à opérer une transition dans leurs pratiques quotidiennes.
Selon lui, l’adaptation des méthodes d’apprentissage est jugée cruciale pour permettre aux finalistes d’affronter l’épreuve orale sans difficulté et d’acquérir des compétences linguistiques réelles, au-delà de la simple réussite à l’examen.





