La Fédération des comités des pêcheurs du lac Albert (FECOPELA) dénonce les exactions et les violations des droits humains perpétrées par des militaires de la Force navale contre les pêcheurs sur le lac Albert. Dans une déclaration publique faite, mercredi 17 juin, à Bunia, cette structure accuse ces hommes en uniforme d’être les auteurs de multiples tracasseries, d’extorsions et de menaces physiques à la rencontre des membres de la corporation.
Ces abus persistants en dépit des engagements pris par l’armée, il y a quelques semaines à Tchomia, lors d’une rencontre visant à renforcer la collaboration civilo-militaire entre les pêcheurs et les forces de l’ordre.
Le quotidien des pêcheurs sur le lac Albert est désormais marqué par la peur, selon la FECOPELA. Cette organisation fait état d’extorsions récurrentes de poissons et de filets de pêche, de tortures ainsi que de menaces de mort de la part des éléments de la Force navale.
Pour illustrer la gravité de la situation, la fédération cite deux incidents récents :
À Mukambo : le chef du camp de pêche Songa Ndaru aurait subi de graves violences physiques de la part d’éléments de la Force navale. À Tchomia : la cargaison de poissons appartenant à une femme commerçante a été entièrement pillée par des forces de l’ordre en patrouille sur les eaux du lac.
La communauté des pêcheurs s’indigne de constater le non-respect des résolutions de Tchomia, qui devait pourtant garantir la sécurité des civils et assainir le climat de travail sur le lac.
Appel à l’intervention du gouverneur de province
Face à la persistance de ces violations des droits de l’homme, la FECOPELA sollicite l’implication urgente du nouveau gouverneur de l’Ituri. La structure l’exhorte à se pencher prioritairement sur ce dossier afin de mettre un terme définitif à l’impunité des éléments incriminés et de sécuriser les activités économiques sur le lac Albert.
Toutes les tentatives de Radio Okapi pour obtenir la réaction du commandant local de la Force navale basée à Kasenyi sont conservées vaines.






