Le vice-Premier ministre, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, est visé depuis le lundi 13 avril par une motion de défiance à l’Assemblée nationale. L’initiative est portée par le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani, dans la province de la Tshopo, et membre de l’Union sacrée de la nation.
À travers cette démarche, l’initiateur de la motion dit dénoncer une gestion jugée inefficace de la situation sécuritaire dans le pays, marquée par la recrudescence d’actes criminels, notamment à Kinshasa et dans plusieurs grandes villes de la RDC.
Cependant, neuf jours après son dépôt à l’Assemblée nationale, la motion de défiance suscite des tensions. Les signataires accusent le bureau de la chambre basse de bloquer le contrôle parlementaire en refusant d’inscrire cette motion à l’ordre du jour pour son examen en plénière.
Pour sa part, le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, rejette ces accusations de blocage du contrôle parlementaire. Il rassure les signataires quant à la suite qui sera réservée à leur démarche, affirmant que le Règlement intérieur de la chambre basse n’a pas été violé.
-Quelle analyse faire de la motion de défiance contre le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ?
Invitations :
-Dr Laddy Yangotikala Senga, député national élu de Kisangani dans la province de la Tshopo. Il est membre de l’Union sacrée et initiateur de la motion contre le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur.
-Paul Tshilumbu, professeur, il est député national élu de la Tshangu dans la ville de Kinshasa. Il est cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Ithiel Batumike, analyste politique à Ebuteli, l’Institut congolais de recherche sur la politique et la violence en RDC.
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