Près de 200 personnes enlevées par les rebelles des ADF ont été libérées ces deux derniers jours dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, à la faveur des opérations militaires en cours menées par les Forces armées de la RDC, (FARDC) et leurs alliés ougandais de l’UPDF, rapportent les acteurs de la société civile locale ce vendredi 17 avril.
Ces otages avaient été capturés en mars dernier lors de plusieurs attaques menées par le groupe armé ADF dans une dizaine de villages du territoire.
L’armée congolaise confirme la libération de ces otages, sans fournir davantage de précisions.
Des libérations en plusieurs vagues
Selon la société civile, les libérations se déroulent en plusieurs vagues depuis mercredi dernier, principalement dans les localités de Bandibwame et Babungbe, situées à une trentaine de kilomètres de Mambasa-centre.
Au total, 144 ex-otages seraient rendus aux FARDC, tandis que plus de 50 autres ont réussi à s’échapper au cours des opérations militaires, note cette structure citoyenne. Ces derniers ont rejoint leurs familles soit à Mambasa, soit dans certaines zones du Nord-Kivu.
Environ 400 personnes enlevées depuis mars
D’après la société civile du Congo, environ 400 personnes avaient été kidnappées par les ADF depuis la mi-mars dans plusieurs villages, notamment Makoko, Muchanga, Bandibwame, Pumuzika, Manya, Mabukulu et Lumalisa.
Il resterait donc encore une centaine de personnes entre les mains des ravisseurs.
Face à cette situation, la société civile appelle les forces conjointes FARDC-UPDF à poursuivre les opérations jusqu’au démantèlement des bastions des ADF.
« Nous exigeons à cette bravoure de continuer dans le chef de la coalition, qu’elle aille en profondeur pour démanteler tous les bastions des ADF. Cela permettra de libérer tous les autres otages », a déclaré Marie-Noëlle Anotane, présidente de la société civile à Mambasa.
Un lourd bilan humain
Depuis les attaques lancées par les ADF le 8 mars dernier dans le territoire de Mambasa, au moins 100 personnes ont été tuées, des milliers d’autres contraintes de fuir leurs habitations, tandis que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.






