Depuis le mois de mars dernier, près de 30 000 personnes ont fui leurs villages à la suite des exactions de la milice Convention pour la révolution populaire (CRP), ainsi que des opérations militaires menées contre ce groupe armé dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri.
La majorité de ces déplacés se sont installés sur le site de Djaiba, près de Fataki, ainsi que dans la localité d’Ala, où ils vivent dans des conditions humanitaires particulièrement difficiles.
Selon la présidente du site de Djaiba, environ 12 000 nouveaux déplacés y sont arrivés depuis le mois de mars, dépourvus de tout. Beaucoup d’entre eux passent leurs nuits à la belle étoile, exposés aux intempéries en cette saison des pluies, tandis que d’autres tentent de s’abriter dans des constructions de fortune en paille.
« Chacun construit son abri de fortune. Ceux qui n’en ont pas les moyens dorment dehors, tous les jours, même sous la pluie. Il n’y a ni espace suffisant, ni couvertures. Nous demandons de l’aide », a déclaré Antoinette Dhejo, responsable du site.
Par ailleurs, plus de 10 000 personnes ont trouvé refuge dans les groupements Mbr’bu et à Ala. Certaines sont accueillies par des familles d’accueil, tandis que d’autres occupent des écoles, perturbant ainsi le déroulement des activités scolaires.
Le chef de la chefferie de Walendu Pitsi, Dieudonné Kpari, indique avoir identifié un site destiné à accueillir ces déplacés, mais solliciter un appui urgent du gouvernement et des partenaires humanitaires.
« Nourrir une population aussi nombreuse est une grande difficulté. Il est nécessaire d’aménager un site sécurisé pour ces déplacés, afin qu’ils puissent vivre dans de meilleures conditions », a-t-il expliqué.
D’autres déplacés ont pris la direction du territoire de Mahagi, où ils vivent également dans une extrême précarité.
Ces populations appellent le gouvernement congolais à rétablir durablement la paix et la sécurité, afin de mettre fin à leur errance et de permettre un retour volontaire dans leurs villages d’origine.






