Un cessez-le-feu ne peut pas se résumer à un simple document signé à Luanda ou dans une autre capitale. C’est le message porté par des femmes de la ville de Goma, samedi 25 avril, dans une lettre destinée au nouveau chef de la MONUSCO, James Swan.
Ces mères, jeunes filles et activistes rappellent que, pour elles, la paix n’est pas une question de diplomatie, mais de survie. Elles estiment que derrière les statistiques et rapports officiels se cache une réalité quotidienne insoutenable : déplacements forcés en pleine nuit, écoles fermées, et surtout l’usage du corps des femmes comme champ de bataille, à travers les violences sexuelles sur les lignes de front.
Dans cette lettre, les femmes du Nord-Kivu refusent d’être réduites au rôle de simples victimes. Elles se présentent comme de véritables actrices de paix et exigent une participation réelle et efficace aux processus de négociation.
Ces femmes réclament des actions concrètes, allant au-delà des engagements politiques, et qui améliorent réellement la vie des populations affectées par le conflit.
« Les accords de paix signés dans les capitales étrangères n’ont aucune valeur s’ils ne transforment pas concrètement la vie des populations du Nord-Kivu », a déclaré l’une d’elles à Radio Okapi.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, James Swan, effectue depuis le début de la semaine une tournée dans l’Est du pays, dans un contexte marqué par les efforts de mise en œuvre du cessez-le-feu et de la désescalade.






