Contrairement à la précédente programmation militaire 2022-2025 axée sur des réformes de cadrage général, le nouveau projet de loi 2027-2030 soumis mardi 14 juillet à l’Assemblée nationale opère un virage stratégique : la planification ciblée face aux mutations sécuritaires.
Défendu ce mardi par le vice-Premier ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, ce texte vise à préciser à corriger les insuffisances d’exécution relevées durant la période 2022-2025. Sa particularité réside dans une allocation financière prévisionnelle et prioritairement orientée vers le renseignement, la recherche militaire, la formation et la modernisation des équipements, afin d’adapter directement la riposte des FARDC à la réalité du terrain dans l’Est du pays.
Présenté devant la représentation nationale, ce nouveau cadre quadriennal vise à tirer les enseignements de la précédente loi de programmation en corrigeant les faiblesses d’exécution enregistrées sur le terrain.
Pour transformer durablement l’armée congolaise, le Gouvernement prévoit des investissements massifs et planifiés dans plusieurs axes structurants :
Modernisation des installations militaires et dotation en matériels adaptés aux exigences des théâtres d’opérations. Renforcement de la formation des troupes, montée en puissance des services de renseignement stratégique et développement de la recherche militaire. Optimisation de l’administration militaire pour garantir une gestion plus rigoureuse des ressources allouées à la Défense.
Huis clos stratégique au Palais du Peuple
En raison de la haute sensibilité des données sécuritaires et de la nature des réformes débattues, la chambre basse du Parlement a décidé de poursuivre les débats à huis clos, conformément aux dispositions de son règlement intérieur.
L’examen du texte se poursuit au sein de la représentation nationale en vue de son enrichissement et de son adoption, afin de garantir un financement progressif et prévisionnel des réformes prioritaires des FARDC d’ici 2030.




