Le 17 avril dernier à Montreux (Suisse), le Gouvernement congolais et l’AFC/M23 s’étaient engagés à procéder à un échange des détenus dans le cadre des mesures de confiance du processus de Doha. Au total, 311 personnes réclamées par l’AFC/M23 et 166 détenues liées au gouvernement devaient être libérées avec la facilitation du Comité international de la Croix rouge (CICR). Trois mois après, aucun échange n’a eu lieu.
Malgré des annonces de part et d’autre, le processus reste au point mort. Selon plusieurs sources, les retardés s’expliquent d’abord par les difficultés à identifier les centres de détention et à localiser toutes les personnes concernées.
Autre obstacle : la validation des listes de détenus, un exercice sensible où interviennent des considérations politiques, tant du côté de l’AFC/M23 que du Gouvernement congolais. À cela s’ajoutent des contraintes judiciaires, certains prisonniers étant considérés comme stratégiques par Kinshasa.
Les transferts posent également des défis sécuritaires et sanitaires. Certains itinéraires doivent traverser des zones d’insécurité, des régions touchées par Ebola ou encore des pays voisins.
Cependant, pour plusieurs observateurs, le principal blocage reste l’absence de volonté politique des deux parties à mettre en œuvre les engagements pris à Montreux ; comme c’est aussi le cas pour le cessez-le-feu.






