Huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont achevé, vendredi 26 juin, une formation spécialisée consacrée à la lutte contre les moteurs explosifs de guerre à Beni, au Nord-Kivu. Organisée par le Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS), en collaboration avec la MONUSCO, cette initiative vise à renforcer les capacités des forces congolaises face à une menace qui continue de faire de nombreuses victimes dans la région.
Cette formation, qui s’est déroulée sur six semaines après une première phase en avril, a permis aux participants d’acquérir des compétences techniques en identification, neutralisation, enlèvement et destruction des moteurs explosifs. Elle s’inscrit dans les efforts visant à améliorer la sécurité des populations civiles, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés.
Pour les bénéficiaires, cette formation représente un outil essentiel dans la protection des communautés. Le capitaine Sylvestre Paluku Kalubenge, l’un des militaires formés, a souligné son importance :
« Cette formation nous est utile. Nous devons maintenant jouer le rôle de la sonnette d’alarme pour l’identification, l’enlèvement, la neutralisation et la destruction des moteurs non explosés. Nous remercions la MONUSCO qui a fait sa part, elle nous a donné de la matière, c’est à nous maintenant de la capitaliser ».
Un appui salué par les autorités provinciales
Les autorités du Nord-Kivu ont salué cette initiative qui vient appuyer les efforts de stabilisation en cours dans la province. Le vice-gouverneur a encouragé la poursuite de ce type de renforcement des capacités, tout en plaidant pour son extension à d’autres services de sécurité.
Le commissaire divisionnaire Louis Secong Karawa a ainsi appelé à élargir ces formations à la Police nationale congolaise :
« Votre mission sera désormais de mettre ce savoir-faire au service de la nation. J’ai saisi cette opportunité pour demander à la MONUSCO et UNMAS d’étendre cette formation aux unités de la police nationale congolaise et au centre congolais de la lutte antimines afin de répondre aux besoins quotidiens de la sécurité des civils dans les zones anciennement sous contrôle des groupes armés dans le Nord-Kivu ».
Vers un renforcement continu des capacités
Dans une région encore marquée par la présence d’engins explosifs laissés par les conflits, cette formation constitue une étape importante dans la réduction des risques pour les populations. Une session spéciale supplémentaire est d’ailleurs annoncée dans les prochains jours afin de consolider les acquis et d’élargir les compétences des bénéficiaires.
Cette démarche témoigne de la volonté des autorités et de leurs partenaires internationaux de renforcer la protection des civils et de prévenir de nouvelles tragédies liées aux moteurs explosifs dans l’est de la RDC.





