Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré qu’il ne serait pas possible d’organiser les élections prévues en 2028 si la guerre dans l’Est du pays n’est pas terminée. C’était lors d’une conférence de presse tenue mercredi 6 mai à Kinshasa.
« Si nous ne parvenons pas à mettre fin à cette guerre, malheureusement, il ne sera pas possible d’organiser les élections en 2028 », a affirmé le chef de l’État.
L’insécurité, une « contrainte »
Félix Tshisekedi a justifié cette position par la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, toujours touchées par les conflits armés.
Selon lui, organiser un scrutin dans ces conditions serait techniquement et politiquement difficile, voire impossible.
« Comment est-ce qu’on va organiser des élections sans le Nord et le Sud-Kivu ? », s’est-il interrogé.
Pour illustrer son propos, le président congolais a cité la situation en Ukraine, où les élections ont été suspendues en raison de la guerre depuis deux ans.
Il a estimé que la communauté internationale comprend ce type de décision lorsqu’un pays est en situation de conflit armé.
Félix Tshisekedi a par ailleurs affirmé que la RDC dispose des ressources nécessaires pour organiser les élections, mais que les conditions de sécurité restent déterminantes.
« Les ressources sont là, on peut le faire, mais on ne va pas organiser des élections avec le couteau sous la gorge », a-t- noté.
Le chef de l’État a également rejeté les accusations selon lesquelles il entretiendrait la guerre dans l’Est du pays pour se maintenir au pouvoir.
Il s’est dit surpris par ces critiques, estimant qu’il est impossible pour lui de soutenir simultanément la RDC et ses agresseurs présumés.




