Le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a appelé, mercredi 6 mai, à une coopération entre les chrétiens et les autorités politico-administratives congolaises afin de promouvoir le bien-être de la population. Le prélat catholique s’est exprimé mercredi à Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe, à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée épiscopale provinciale, édition 2026. Plusieurs évêques de la province ecclésiastique de Kinshasa prennent part à ces assises.
Dans son intervention, le Cardinal Ambongo a insisté sur la nécessité du retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, en proie à des conflits armés persistants qu’il qualifie d’“injustes”.
Il a également évoqué la situation sécuritaire dans le territoire de Kwamouth, marqué depuis plusieurs mois par les violences attribuées à la milice Mobondo.
« Nous sommes très conscients de ce qui se passe dans la province du Maï-Ndombe. Naturellement, notre pays souffre de problèmes d’insécurité, de pauvreté et de misère pour notre peuple », a déclaré le cardinal.
Kwamouth, une préoccupation pour l’archidiocèse de Kinshasa
Le prélat a rappelé que le territoire de Kwamouth relève de l’archidiocèse de Kinshasa sur le plan ecclésiastique, faisant ainsi de cette crise une préoccupation directe pour son diocèse.
« Tout ce qui se passe à Kwamouth se passe dans mon diocèse », a-t-il souligné.
Selon lui, le retour durable de la paix nécessite un engagement collectif et une volonté commune des différentes composantes de la société.
“La paix ne tombe pas du ciel”
Fridolin Ambongo a exhorté les autorités politiques, administratives et ecclésiastiques à travailler ensemble pour consolider le vivre-ensemble.
« La paix n’est pas une donnée qui tombe du ciel. Nous devons nous investir. Nous aurons la paix si nous voulons la paix », a-t-il insisté.
Le Cardinal a enfin lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs afin de permettre aux populations de vivre dans la stabilité et la sécurité.




