La commune rurale de Lubero-Centre, au Nord-Kivu, a observé mercredi 6 mai son troisième jour de « ville morte ». La société civile avait appelé à cet arrêt des activités pour protester contre l’insécurité grandissante dans la région.
En l’espace de quatre jours, au moins six personnes ont été tuées dans le territoire, des exactions attribuées, pour la plupart, à des présumés combattants Wazalendo.
Le territoire de Lubero fait face à une recrudescence d’actes de violence dans plusieurs localités. Le bilan des quatre derniers jours est lourd :
- Lundi 4 mai : à Biamba, un militaire des FARDC a abattu son épouse de 23 ans. Le même jour, à Manguredjipa, une jeune fille a été tuée par un présumé combattant Wazalendo.
- Dimanche 3 mai : une femme a été assassinée par un homme armé à Manguredjipa. Parallèlement, à Kimbulu, un motard et sa cliente ont été retrouvés morts par balles à proximité d’un campement de miliciens.
La population exige plus de sécurité
Cette série de tragédies a suscité une vive émotion au sein de la population. En réponse à l’appel de la société civile, les commerces, les écoles et les marchés sont restés fermés à Lubero-Centre et dans les environs. Les habitants réclament des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions commises par les porteurs d’armes.
Des auteurs présumés devant la justice
L’administrateur du territoire de Lubero, le colonel Alain Kiwewa, tente de rassurer ses administrés. Il confirme que des arrestations ont déjà eu lieu parmi les suspects, qu’il qualifie d’éléments incontrôlés :
« Les auteurs du meurtre du motard et de sa cliente sont déjà arrêtés. Au moment où je vous parle, une audience foraine se tient au niveau de Kimbulu », a précisé le colonel Alain Kiwewa.



