Les affrontements signalés ces 7 derniers jours dans une grande partie des Hauts Plateaux du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, compromettent la reprise des cours après les vacances de Pâques. Dans plusieurs localités du groupement de Ziralo, écoles fermées, élèves déplacés et enseignants en fuite plongent le secteur éducatif dans l’incertitude, notent des sources concordantes.
Aucune reprise des cours à Ziralo
Alors que les activités scolaires devaient reprendre lundi 13 avril, aucune école n’a rouvert ses portes à Ziralo. Des témoins expliquent que les violences opposantes des groupes armés ont poussé les populations à abandonner leurs villages, entraînant avec elles élèves, enseignants et parents.
Selon des sources locales, la plupart des déplacés ont trouvé refuge à Lulambo et Biriko, dans le groupement de Walowa-Londa, en territoire de Walikale, province du Nord-Kivu.
« On n’a pas de choix. On ne sait même pas comment convaincre les parents de retourner dans le milieu, puisque de nombreux ne sont plus dans les Hauts Plateaux. Bref, on n’étudie pas », témoigne un chef d’établissement.
Sur les axes Katasomwa, Bushaku, Nyawaronga et Nyamugari, les écoles tentent difficilement de fonctionner, mais avec une faible effectif d’élèves et un manque d’enseignants.
« Les chefs d’établissement ont tenté d’ouvrir les portes lundi, puis mardi et mercredi, mais il n’y avait pas moyen d’enseigner au petit nombre d’élèves présents », rapporte une autre source du secteur éducatif.
Les examens menacés
Cette perturbation intervient à moins d’un mois des épreuves certificatives de dissertation, faisant craindre une nouvelle année scolaire compromise pour de nombreux élèves de cette zone en conflit.
Parents et responsables scolaires redoutent que l’insécurité persistante n’aggrave davantage la déscolarisation dans les Hauts Plateaux de Kalehe.






