Le procès de plus de 80 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s’est ouvert ce mercredi 29 avril au tribunal militaire de garnison de Kisangani, dans la provice de la Tshopo.
Ils sont poursuivis pour révolte, refus de combattre et dissipation de munitions, à la suite d’incidents survenus à Pinga, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Ce procès public, suivi par la hiérarchie militaire, est présenté comme un rappel ferme à la discipline au sein des troupes engagées sur le front.
Une première audience consacrée à l’identification
Devant le Tribunal militaire de garnison, la première audience a été dédiée à l’identification des prévenus. Un à un, les 80 soldats ont été appelés afin de confirmer leur identité avant l’examen des accusations.
Les faits reprochés remontent à des incidents survenus à Walikale il y a quelques mois, où des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) auraient refusé de combattre, sur fond de revendications liées au retard de paiement des primes. Une situation qui avait provoqué une vive tension et semé la panique parmi les habitants de Pinga.
À l’issue de la séance, les prévenus ont été reconduits sous escorte militaire à la prison centrale de Kisangani, à bord d’un camion.
Le procès, qui devrait s’étendre sur environ deux semaines, se poursuivra avec l’examen du fond du dossier et les auditions.
Un procès à portée disciplinaire
Pour le Major Nestor Mavudisa, porte-parole de la 3e zone de défense, cette procédure revêt avant tout une dimension pédagogique. Il s’agit, selon lui, de rappeler qu’au front, aucune revendication ne peut justifier une violation du règlement militaire.
Il insiste sur un principe fondamental au sein des armées : la discipline reste « la mère des armées », indispensable au bon fonctionnement des opérations sur le terrain.




