L’ONG de défense des droits humains Justicia ASBL salue la décision du gouvernement d’interdire toute présence militaire sur les sites miniers du pays. Toutefois, elle estime que cette mesure doit s’accompagner d’une réelle volonté politique pour garantir son application effective.
Sans mécanisme de suivi rigoureux, selon Justicia ASBL, cette décision risque de rester lettre morte, comme plusieurs autres prises par le passé pour les mêmes faits.
« Cette activité est devenue très rentable et très lucrative, au point que les responsables militaires ainsi que les responsables politiques ont tendance à se ruer vers les mines, notamment les mines de cuivre et de cobalt, pour exploiter les permis appartenant à des particuliers, avec le soutien de certains investisseurs ou de certains étrangers qui apportent de l’argent frais ou des liquidités », a expliqué Timothée Mbuya, président de Justicia ASBL.
Selon lui, les intentions ne suffisent plus. Il faut une véritable volonté politique.
Celle-ci « passe d’abord par la poursuite en justice de toutes les personnes qui sont impliquées dans ces vastes réseaux mafieux qui ternissent l’image de notre pays ».
Même le ministère de la Justice, a indiqué Timothée Mbuya, « est incapable aujourd’hui de faire perdurer certains individus à cause du fait qu’ils sont très haut placés et qu’ils disposent de beaucoup d’ancrage dans le pouvoir ».
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné de nouvelles instructions visant à mettre fin à l’implication illégale des hommes en uniforme dans l’exploitation minière en République démocratique du Congo. La décision a été annoncée, vendredi 10 juillet à l’issue du dernier Conseil des ministres. Cette mesure vise, selon la même source, à renforcer la gouvernance du secteur minier, à lutter contre la fraude et à assurer une exploitation des ressources naturelles conforme aux normes nationales et internationales.






