Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités de la RDC sont parvenus à un accord préliminaire au niveau des services sur la troisième revue du programme économique et financier triennal de la RDC. C’était à l’issue de la fin de la mission du FMI, conduite par Calixte Ahokpossi du 23 avril au 6 mai 2026 à Kinshasa.
Pour Calixte Ahokpossi, l’activité économique congolaise reste résiliente, avec une croissance du PIB réel dépassant 5½ % aussi bien en 2025 qu’en 2026. Une avancée portée par une hausse de dynamisme dans les secteurs tels que :
BTP dessert l’agriculture.
Selon le chef de mission FMI pour la RDC, le taux de change est resté globalement stable depuis fin 2025. Une situation qui s’explique par le rétrécissement du déficit du compte, soutenu par la hausse des prix des minéraux congolais vendus à l’étranger.
Par ailleurs, il note que, malgré ces avancées, la situation économique de la RDC reste encore fragile :
« L’inflation en glissement annuel est conservée à ou en dessous de 2,5 % depuis octobre 2025, bien en deçà de la cible de 7 % de la BCC, mais pourrait connaître une remontée dans les mois à venir à la suite du relèvement des prix de carburants à la pompe en réponse aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient… La mission encourage la BCC à rester prudente dans sa conduite de la politique monétaire ».
Guerre dans l’Est, un poids pour la RDC
Pour le FMI, la persistance du conflit dans la partie Est de la RDC continue de peser sur les finances publiques congolaises. Ceci s’explique notamment par l’intensification des initiatives diplomatiques et socio-politiques après la prise d’Uvira en décembre 2025 par les rebelles de l’AFC/M23.
«Le plafond sur le déficit budgétaire intérieur à fin décembre 2025 a été dépassé d’environ 0,6 point de pourcentage du PIB, malgré une bonne collecte des recettes budgétaires…», a-t-il fait remarquer au cours de ses analyses.
Appel à une gouvernance plus rigoureuse
Calixte Ahokpossi insiste sur la nécessité de renforcer la gouvernance et d’accélérer les réformes structurelles. Il parle notamment de l’amélioration du climat des affaires et du renforcement de la transparence dans la gestion des ressources naturelles :
« La mission encourage également les autorités à assurer une utilisation transparente et efficace du produit de l’Eurobond… Des efforts additionnels sont nécessaires en vue de renforcer la transparente et l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques plus généralement ».
Selon l’institution, ces mesures sont essentielles afin que les revenus issus du secteur minier profitent davantage à l’ensemble de la population congolaise et contribuent à un développement plus inclusif.






